Foire asturienne de l'édition : le train du livre arrive à Gijón/Xixón

  • La 4e Foire de l'édition asturienne se tient pour la première fois à Gijón/Xixón, au Musée du chemin de fer des Asturies.
  • Près de trente éditeurs asturiens participent à l'événement avec 28 stands de vente et près de 20 activités destinées à tous les publics.
  • Cette foire s'inscrit dans le cadre du dixième anniversaire de FeLiX, la Foire du livre de Gijón/Xixón, et renforce l'écosystème de la lecture de la Principauté.
  • Le programme comprend des présentations, des récitals, des ateliers pour enfants et une rencontre professionnelle entre éditeurs et bibliothèques publiques.

Foire asturienne de l'édition à Gijón

La Salon de l'édition asturien Il pose le pied pour la première fois sur les quais de Gijón/Xixón et transforme le Musée ferroviaire des Asturies en une gare littéraire où Les livres sont ceux qui voyagent.Durant tout un week-end, près de trente maisons d'édition de la Principauté se réunissent pour présenter l'étendue et la bonne santé du secteur de l'édition asturien.

Avec 28 stands de vente et un programme intenseLa quatrième édition du Salon de l'édition asturienne (FEA) s'inscrit dans le cadre des célébrations du dixième anniversaire du Salon du livre de Gijón (FeLiX) et confirme la place de Gijón comme ville où la lecture est très présente. Cet événement, organisé par l'Association des éditeurs asturiens et la mairie de Gijón/Xixón, vise à rapprocher le monde de l'édition du grand public, tout en tenant compte des professionnels et des bibliothèques.

Une foire qui change de ville et monte dans le train

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Stands d'édition au Salon de l'édition asturien

La quatrième édition du Salon de l'édition asturien (FEA)L'événement, organisé par le Gremiu d'Editores d'Asturies (Association des éditeurs asturiens), se tient pour la première fois à Gijón/Xixón après trois éditions précédentes sur la Plaza de Trascorrales d'Oviedo. Le lieu choisi cette fois-ci est le Musée des chemins de fer des Asturies, dans l'ancienne gare du Nord, un lieu chargé de symbolisme ferroviaire et culturel.

La foire est intégrée à la Programmation spéciale pour le dixième anniversaire de FeLiXLe Salon du livre de Gijón, qui enrichit le calendrier littéraire de la ville. Le conseiller à la Culture, Montserrat López MoroIl souligne que l'arrivée de la FEA à Gijón représente une manière de mettre en lumière le travail des éditeurs asturiens et de reconnaître une profession qui, souvent dans l'ombre, permet aux livres d'atteindre le public.

Le président du Gremiu d'Editors d'Asturies, Daniel Alvarez, souligne que Gijón a un « une masse critique importante dotée d'une base culturelle exceptionnelle » et une vie culturelle « très intense ». Cet engouement du public, conjugué à la consolidation du réseau de librairies de quartier et à l'essor de nouvelles initiatives, a été l'une des raisons du transfert de la foire ici, traditionnellement associée à Oviedo.

Outre sa dimension symbolique, le nouvel emplacement renforce le lien entre voyages et lectureComme l'a souligné la conseillère municipale, les trains et les livres ont en commun la capacité de nous transporter dans d'autres mondes, à la fois physiques et imaginaires, ce qui explique pourquoi le Musée du chemin de fer constitue un cadre particulièrement approprié pour cet événement.

Gijón, une nouvelle étape pour les éditeurs asturiens

La FEA se réunit à cette occasion près de trente éditeurs asturiensqui constituent un paysage varié et en expansion, comme d'autres événements littérairesEntre les maisons d'édition fondées en Principauté et celles qui ont récemment transféré leur siège social à Gijón depuis d'autres régions, le secteur de l'édition régional atteint désormais 37 éditeurs, selon les données du syndicat.

Pour Daniel Álvarez, cette figure illustre le bonne santé du secteur de l'édition dans les AsturiesCe constat est d'autant plus remarquable compte tenu de la taille et de la population de la région. Comparée à des régions plus vastes, la Principauté affiche un taux d'alphabétisation élevé, un réseau de bibliothèques publiques étendu et une capacité remarquable à attirer des projets d'édition.

La foire veut précisément ouvrir les portes au travail éditorial au grand public. Pendant quelques jours, ceux qui restent habituellement parmi les manuscrits, les épreuves et les maquettes quittent leur travail de bureau pour tenir des stands, discuter avec les lecteurs, expliquer leurs catalogues et présenter leurs dernières nouveautés.

Cette proximité est renforcée par l'idée, répétée par les organisateurs, que le week-end est une occasion de "faire des grimaces"Les lecteurs qui interagissent habituellement avec les éditeurs via les réseaux sociaux, les librairies ou les bibliothèques peuvent désormais rencontrer directement les personnes à l'origine des livres et partager leurs impressions sur leurs lectures.

Un programme conçu pour tous les publics

Le programme du Salon de l'édition des Asturies s'enrichit près de vingt activitésLes événements se déroulent sur toute la durée des festivités, généralement de 12h00 à 20h00. Le programme comprend des présentations de livres, des rencontres professionnelles, des récitals, des concerts, des ateliers pour enfants et des activités familiales.

Le début de la foire comprend un réunion professionnelle entre les éditeurs et les bibliothèques publiques, organisé à la manière de скорост за запознанстваVendredi matin, des représentants du réseau des bibliothèques municipales visiteront les différents stands pour de brèves rencontres de trois minutes afin de découvrir les éditeurs, les collections et les nouveautés. L’objectif est de faciliter les échanges, de faire découvrir les nouveautés et de renforcer la collaboration entre les éditeurs et les responsables des collections publiques.

L'ouverture du programme au public est marquée par plusieurs présentations de nouveaux produitsParmi eux, l'essai se distingue. Durkheim marque un but, par Leonardo H. Pelayo, publié par Colectivo Bruxista, qui réfléchit sur l'influence du football sur les classes populaires et sa dimension religieuse presque sécularisée.

Dans le domaine du récit, le salon accueille une rencontre axée sur « Saint Amaro »Le roman d'Arantza Margolles Beran, lauréat du prix II Trabe "Muyer" de la nouvelle, est une première pour l'auteure, historienne et collaboratrice de journal, qui s'aventure dans la fiction avec une œuvre où souvenirs familiaux et éléments fantastiques s'entremêlent.

La poésie occupe également une place de choix. «L'imperiu de les llombes»Par Vítor Albuerne, publié chez Bajamar. Ce recueil de poèmes en asturien puise dans un lien intime avec la terre, la métamorphosant en un paysage émotionnel. La journée se conclut par une récitation. « La paix par l'écriture », promu par la maison d'édition Más Madera et coordonné par la poétesse Lauren García, qui rassemble plusieurs voix poétiques asturiennes autour de l'idée de paix.

Enfance, famille et musique : un samedi très participatif

Le programme du samedi est clairement destiné aux familles, et plus particulièrement aux jeunes enfants. Un album jeunesse bilingue sera présenté à midi. "Rubén. Âme, lait et amour", du Olaya Rubio Vílchez, spécialiste de la diffusion d'informations sur le deuil périnatal, avec des illustrations de Eva RamiCe livre aborde, dans un langage accessible aux enfants dès trois ans, des sujets complexes tels que la mort, la douleur de perdre un enfant et la permanence des liens affectifs.

La musique fait son entrée grâce à Petit Pop et votre projet «Pop Piquiñín. Une sélection de chansons Petit Pop»Organisé par La Fabriquina, ce concert-spectacle est conçu pour que les enfants puissent en profiter au premier rang pendant que leurs familles flânent parmi les stands. Les organisateurs invitent les parents à se joindre à la fête foraine et à partager ce moment convivial avec leurs petits qui chantent et dansent.

Dans le domaine de la littérature jeunesse et d'aventure, le programme du samedi comprend la présentation de « La sorcière, le forgeron et l'arc de Lughnasa », de José A. Oliver López, publié par La Semeya. Il s'agit du dernier tome d'une trilogie fantastique se déroulant dans les Asturies, avec de nombreuses références à Gijón/Xixón et ses environs, ce qui renforce le lien entre territoire, imagination et lecture.

L'après-midi est consacrée à des propositions axées sur le patrimoine et l'histoire locale. Le livre "Culture du jet sur le Camino de Santiago"Le livre de Valentín Monte Carreño, Benigno Gómez López et Ignacio Valdés Álvarez, publié par Cicees, explore la tradition du jet en tant que patrimoine immatériel lié aux Asturies et au Chemin de Saint-Jacques. La publication est complétée par une ressource numérique dédiée, le site Internet www.azabache.incuna.es, promue par l'association INCUNA, dédiée à l'industrie, à la culture et à la nature.

Gijón, en tant que ville, possède également sa niche spécifique avec "Les coins de Gijón"Un projet réunissant l'artiste Miguel Watio et la journaliste Monchi Álvarez, publié par Delallama. L'ouvrage rassemble illustrations et textes dans le style de cartes postales de soixante lieux emblématiques, offrant un regard visuel et littéraire sur les espaces qui font partie du quotidien de ceux qui vivent dans la ville ou la visitent.

Histoire, territoire et gastronomie pour clore le week-end en beauté

Le programme du dimanche conserve la diversité de la foire, mêlant répétitions, histoire, gastronomie et activités pour enfants. Parmi les événements phares, on retrouve… « Un casino au milieu de la jungle »par le géographe Ícaro Obeso, publié par La Fabriquina. S'ouvrant sur un couplet de la chanson « La flor de la manzana » de Nacho Vegas, l'ouvrage propose une réflexion sur les conséquences de ce que l'on appelle « Le paradis asturien » et les effets du modèle actuel d’aménagement du territoire.

Dans le domaine de la recherche historique, la maison d'édition KRK présente la traduction espagnole de "Nvmantia IV. Les Camps des Brumes"L'ouvrage d'Adolf Schulten, initialement rédigé entre 1905 et 1912, rassemble les recherches de cet historien allemand sur les camps romains de l'époque républicaine en Numance (Soria). Cette nouvelle édition est éditée par un professeur de latin et traducteur. Santiago Recio Muñiz, avec la participation du rédacteur Benito García Noriegaqui expliquera les détails de ce projet.

L'accompagnement le plus quotidien et savoureux s'accompagne de « Les Asturies dans un plat », de la part du professeur de cuisine Susana García SotoPublié par Delallama, cet ouvrage rassemble 72 recettes traditionnelles à base de produits locaux et vient enrichir l'œuvre de l'auteur, qui comprend déjà ce livre de cuisine. "Sucettes au jambon", qui provenait de son blog culinaire.

Dans le domaine de la poésie, Impronta Editorial présente "L'air dans l'air. Poésie 2001-2025", une compilation de sept livres par José Luis García Martínoù l'on peut suivre l'évolution d'une voix poétique reconnaissable, directe et sans compromis. Le programme se termine par un Activité d'édition de Silver Fish, ce qui renforce la présence de labels aux propositions risquées et personnelles.

Le dernier créneau horaire du dimanche est réservé aux enfants avec un atelier gratuit. "Illustrez votre propre ogre", en commençant par l'album "Ramón Román Rodrigo"Par David Acera, Gloria Sagasti et Borja Sauras, publié par Pintar-Pintar. Cette activité invite les enfants à imaginer et à dessiner leurs propres personnages inspirés du livre, stimulant ainsi leur créativité et le lien entre lecture et illustration.

Un symbole littéraire : l'agneau retourne au train

L'un des éléments les plus reconnaissables de cette édition du salon est son affiche officielle, ce qui fait revenir la figure de la vache de l'histoire « Au revoir, Cordera ! », par Leopoldo Alas « Clarín ». Cette fois, la célèbre Cordera retrouve le chemin de fer et se transforme en lectrice ferroviaire, comme si elle changeait la fin de l'histoire pour retourner dans les prairies asturiennes métamorphosées en quais remplis de livres.

Le dessin, une fois de plus signé par l'illustrateur Ester García et le dessinateur Pablo TejónCette image, issue du studio Pixelbox, fait partie intégrante de la FEA depuis sa première édition. Elle capture parfaitement l'esprit du salon : lien entre littérature, mémoire rurale, modernité et voyageLe Cordera, transformé en conducteur de train dans certaines versions de l'affiche, symbolise ce voyage d'Oviedo à Gijón et la circulation des histoires à travers le territoire.

L'événement, promu par Fondation Municipale de la Culture, de l'Éducation et de l'Université Populaire de la Mairie de Gijón / Xixón En collaboration avec l'Association des éditeurs asturiens, cette initiative renforce l'image des Asturies comme une petite région où le niveau d'alphabétisation est élevé, dotée d'un réseau de bibliothèques publiques dynamique et d'un important catalogue de publications. L'association souligne que le livre papier reste le support privilégié des lecteurs, complémentaire au livre numérique, mais non remplacé par celui-ci.

Au milieu de l'effervescence des stands, des échanges entre lecteurs et éditeurs, des ateliers pour enfants et des présentations qui s'enchaînent, le Salon de l'édition asturien s'affirme comme un événement incontournable. un point de rencontre essentiel de l'écosystème culturel asturienGijón/Xixón ajoute ainsi une nouvelle étape littéraire à son calendrier, où trains, vaches de contes et piles de livres partagent l'espace pour démontrer que la lecture, loin de s'arrêter, continue d'avancer.